Vernissage vendredi 29 mai 2008
LIMA PUBLIC OBJET LIMITE
Le" Désigner" et Artiste Ibaï Hernandorena a exposé samedi 28 mai pour notre plus grand plaisir à l'école d'arts appliquée Lima à Bordeaux.
Lorsqu'il a été questionné Ibaï s'est très gentiment prêté au jeu et a accepté de répondre à nos questions pour éclaircir nos esprits.Il met en scène des objets qu'il questionne intelligemment :
Au centre de la cour nous avons trouvé un très grand et très volumineux canapé en Skaï rouge. Cet objet d'utilité courante est présenté en premier comme un objet de design. Ibaï se pose comme un"Designer". Il retranscrit le confort intérieur en confort extérieur en adaptant les matières à l'environnement (résistance aux intempéries). Cependant Ibaï va plus loin. Il augmente les dimensions de l'objet et le produisant en quantité limitée, il pose la question de son statut d'oeuvre artistique. Est-ce que le fait de le produire en quantité limitée lui donne une dimension d'oeuvre d'art? Qu'est-ce qu'une oeuvre d'art ? Quelle est la place de cet objet ? Quelle est sa valeur ? Quelle est son utilité dans le temps ? Voilà les questions qu'il nous amène à nous poser en se situant à la frontière entre le design et l'oeuvre d'art conceptuelle. On peut continuer cette réflexion et donner une dimension écologique et évolutive à cette exposition. En effet si les objets d'utilité courante, comme le canapé peuvent prendre aujourd'hui cette dimension d'oeuvre d'art ; quelles seront les objets utilisée demain et comment seront-ils utilisée de le contexte actuel de développement durable ?
Dans une pièce attenante à la cour on a trouvé le "Fire-Side" d'Ibaï. Il a posé le concept du camping en ville. Dans un salon il recrée l'atmosphère conviviale du camping en remplaçant les éléments naturels par des éléments urbains. Il retranspose les comportements en pleine nature lors du camping aux comportements urbains. Il compare le fait d'aller se promener dans la forêt pour ramasser des éléments utiles au camping comme les branches mortes pour faire du feu au fait d'aller glaner des éléments urbains. La pierre est remplacée par du béton. Il a posé deux becs bezens pour faire des crêpes que nous avons pu déguster. Ces deux butagazs sont tous deux peints et fabriqués en quantité limitée. De même le décor posé est limité dans le temps. Cette limitation dans le temps et en quantité nous ramène au même questionnement que précédemment. Qu' est-ce qu'un objet ? Qu' est-ce qu'un objet publique ? Est-ce que le fait de changer d'échelle et de limiter sa quantité peut en faire une oeuvre d'art ?
Cela questionne également l'oeuvre d'art ? Qu'est-ce qu' une oeuvre d'art ?
Il est clair que l'exposition d'Ibaï a adopté une orientation conceptuelle.
Ce vernissage a accueilli d'autres partenaires. Il y avait une exposition "d'objets réinventés" conçus et fabriqués en partenariat avec le Secours Populaire. Certains objets répondent très bien aux critères écologiques : non polluants et fabriqués avec des objets recyclés comme la table triangulaire ayant des cintres pour pieds.
Dans l'ensemble cette exposition interroge les objets actuels et reste très pertinente face à la conjoncture actuelle de développement durable et à la problématique écologique de recyclage.
dimanche 8 juin 2008
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire